C’est en lisant mon journal local (Ouest France Rennes Est du Vendredi 28/09/2012) et une étude statistique récente mettant en évidence le caractère paradoxal des souhaits des Français, que je me suis posé cette question : « Et si les français était confrontés à leur problématique de phase rebelle ? »

En effet, dans cette dernière étude IFOP, je pouvais y lire que les Français veulent tout et son contraire : ils soutiennent la « règle d’or » anti-déficit mais souhaitent moins d’Europe ; ils réclament des économies mais applaudissent les dépenses de François Hollande ; ils critiquent le mille-feuille territorial mais veulent supprimer l’intercommunalité, la plus à même de mutualiser des moyens ; ils contestent les niches fiscales mais veulent préserver les emplois à domicile ; ils rejettent la TVA sociale mais veulent taxer les importations, … . Un peu comme si les Français étaient coincés face à une série de dilemmes dont aucune des alternatives ne les satisfaisait totalement. Ainsi, dans un climat fataliste, les Français choisissent inconsciemment de porter « un masque de blâmeur », pestant et râlant, convaincus que les responsables de leur situation sont extérieurs à eux-mêmes. Ils se mettent alors en quête de tout bouc-émissaire crédible ayant soi-disant le pouvoir de les faire « se sentir mal » et une fois trouvé, ils s’en vengent en le tenant responsable de leur vécu et en résistant à toute initiative émanant de lui. Cette stratégie bien connue et le plus souvent inconsciente, permet aux Français d’éviter de se remettre en question ce qui parait plus confortable à court terme en tout cas.

Le mécanisme de défense que je viens de décrire et que l’on nomme en Process Communication : le « déplacement » (sous-entendu de sa responsabilité) est corrélé au  scénario d’échec de type rebelle qui se nomme « Toujours » dans cette même discipline et où la personne se coince en choisissant de ne pas choisir entre deux options dont aucune ne lui plait totalement. Le problème de ce scénario d’échec réside dans le fait que le non choix s’avère être un « mauvais » choix qui invite à l’immobilisme et à force de faire les mauvais choix, le risque est à terme de ne plus avoir le choix. Ainsi, le peuple français risque d’induire une situation où il n’aura plus le choix ! C’est alors au pied du mur et dans la douleur, suite à un événement déclencheur violent (ce fut déjà le cas lors de la 2ième guerre mondiale !) que les français se ressaisiront peut-être à moins qu’ils n’arrivent à gérer leur problématique sous l’impulsion d’un leader en qui ils auront confiance et avec qui ils construiront un projet à long terme stimulant et unifiant permettant à la France de se hisser au rang des nations performantes et ouvertes.

Malheureusement, et à en croire la côte de confiance des derniers sondages d’opinion de notre président, il nous faudra attendre un renversement de tendance ou bien se prendre en main nous-mêmes en se réappropriant le pouvoir politique que nous avons abandonné à nos dépens à nos politiques et à nos institutions dont manifestement les intérêts sont différents des nôtres quand on voit le marasme dans lequel se trouve le plus grand nombre d’entre-nous !

A ce propos, je vous recommande d’aller sur le site www.revolution-colibris.org pour découvrir une initiative originale qui s’inspire du courant de pensée des « créatifs culturels » et qui devrait selon toute vraisemblance s’amplifier dans les années à venir.

Bonne découverte et restons positifs et constructifs !

Chaleureusement 

Yves

 

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